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Les archives

Même si ce blog est une nouveauté 2010, j’ai intégré quelques anciens comptes rendus… en attendant ceux qui vont venir !  Mais pour avoir accès à l’intégralité des archives,  l’ancien site reste accessible en archive via ce lien  : ancien site bikeuse.

Ducasse de la Houzée – Thuillies (prov. Hainaut) – 5 juillet 2009

Distances proposées :  18-25-38-48-56 km – chrono 75 km

Distance parcourue : 73 km

D+ : 1150 m

Vidéo du raid, par François du team BCH

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Compte rendu tardif de cette rando très sympa… ne m’en voulez pas pour les imprécisions et la briéveté du récit, la mémoire n’étant pas vraiment mon point fort….

Ce dimanche vient clore une vraie semaine estivale et c’est donc sous le soleil que nous arrivons à Thuillies, situé entre Thuin et Beaumont. J’en ai soupé des départs tardifs qui n’apportent que des contrariétés (voir le marathon de Lierneux la semaine précédente…) et c’est donc vers 8 heures que je prends, seule, le départ du parcours de 75 km, alors que Thierry attend des amis pour le 58 km.

Il fait heureusement moins chaud que les jours précédents et c’est un vrai bonheur de rouler à cette heure. Les premiers kilomètres sont ma foi un peu décevants, hormis un ou deux passages plus boisés, nous avons droit à de la route et à des chemins plats dans les champs. Néamoins, pour l’échauffement c’est parfait… Nous apercevons un organisateur en train de reflécher tant bien que mal un endroit dangereux puisqu’un affaissement de terrain a provoqué un énorme trou, d’une profondeur de plus d’un mètre, dans le chemin. Des petits plaisantins s’étaient donc amusés à ôter tout le balisage de sécurité, au risque de provoquer un accident grave.

Peu après, quelle surprise ! un ravito situé à moins de 8 km du départ… j’hésite à m’arrêter, mais finalement j’aperçois de beaux morceaux de pastèque qui me décident à faire une petite pause-dégustation. Le parcours devient ensuite un peu plus boisé et un deuxième ravito arrive très vite au 15ème km, où je ne fais qu’un bref arrêt. Le parcours commence alors à se démarquer de beaucoup d’autres par une profusion de singletracks ludiques, c’est un vrai bonheur. De plus, j’ai d’assez bonnes sensations et ma semaine ayant été fort reposante, mes jambes ne sont pas mauvaises malgré un entraînement proche du zéro absolu…. Nous sommes la plupart du temps dans les bois, les liaisons sur route sont courtes, le fléchage me paraît jusqu’à présent très lisible… tout va bien. On commence à rencontrer des côtes pas piquées des hannetons et nous avons droit à de belles descentes.

Au 3ème ravito, je me laisse tenter par des biscuits salés, je trouve que c’est une bonne idée de proposer autre chose que les traditionnels pains d’épices et gaufres. Peu après, légère frayeur : le parcours du 75 emprunte une descente très rapide mais au sol glissant et assez piégeux…. et le parcours du 25 km arrive en sens inverse. Il y a bien une inscription fluo sur un gros rocher nous enjoignant à la prudence, mais c’est surtout l’avertissement que me donnent des participants du 25 km qui attise ma vigilance. En effet, un peu plus loin j’arrive face à un peloton de bikers qui prennent quasiment toute la largeur du chemin. Et ceux-ci, visiblement moins expérimentés, ne semblent pas se rendre compte à quel point le freinage sur ce sol peut être aléatoire. Beaucoup sont concentrés sur leur effort dans cette côte et ne regardent pas plus loin que leur roue avant… Heureusement ma vitesse était modérée, mais malgré cela je me suis fait peur en constatant que la plupart ne m’avait pas vue arriver.

A part cela, le parcours est devenu vraiment très intéressant, mais aussi plus exigeant. Nous parcourons les bois de l’Abbaye d’Aulne, le bois du Grand Bon Dieu, nous attaquons la célèbre « Saint-Ex »… que je monte en entier et sans difficulté, pour la première fois ! un grand moment de satisfaction… par contre sur l’ensemble du circuit, deux descentes me mettent en difficulté et j’en ferai un bout à pied… me voilà nettement moins satisfaite…

Au 4ème ravito on m’explique qu’il reste environ 20-25 km. Un peu plus de précision ne serait pas du luxe pour ceux qui font le chrono « sérieusement » et doivent gérer leur effort, mais dans mon cas ce n’est pas si grave, surtout qu’aujourd’hui je ne souffre quasiment pas. Notons au passage que plusieurs portions ayant souffert d’un défléchage sauvage (notamment dans un bois apparemment monopolisé par des paintballers, qui envoient par ailleurs les bikers au milieu de nulle part…), on aperçoit l’organisateur qui se démène au fur et à mesure pour rebaliser, ce qui est appréciable. Peu après, arrive ma boulette de la journée : un panneau indique 75 km : 1er passage, à droite, et 75 km : 2ème passage, tout droit, le tout au milieu d’autres flèches pour les autres parcours. J’hésite. J’ai quand même plus de 50 km au compteur et je n’ai pas toujours été attentive, parfois je me contentais de suivre de loin un autre biker qui avait une plaque du chrono… suis-je déjà passée ici ? Finalement je continue tout droit sur le 2ème passage… mais assez rapidement mes doutes se font de plus en plus insistants, je ne reconnais pas les lieux… et lorsque je croise un autre chrono qui semble pester, je fais également demi-tour. J’ai rapidement la confirmation que j’attendais, puisque voilà que je croise un biker du forum BMB qui était devant moi depuis le 3ème ravito… Erreur rectifiée, me voici donc sur le 1er passage… heureusement, car c’est sur cette boucle d’une dizaine de km que se trouve le contrôle, sans lequel je n’aurais pu faire valider mon statut de finisher…

C’est finalement avec 73 km au compteur que je rallie l’arrivée, très fière de cette nouvelle dernière place au classement, et cette fois à peine fatiguée et enchantée de ma matinée. Les orages annoncés ne sont encore qu’une vague menace et l’after très agréable avec de nombreux habitués, BMB et autres, me vaudra un coup de soleil en guise de souvenir…

Points négatifs : Le débalisage sauvage de certaines zones (notamment le gros trou en début de parcours, très dangereux), auquel il faudrait remédier.

Points positifs : Parcours souvent ludique, plus technique que physique; facilité de parking; petite restauration variée; ravitos très corrects.

Les 8 heures de la Cité du Verre – Manage (prov. Hainaut) – 27 juin 2009 – Endurance 8 heures

En images :

Vidéo d’Yves Honorez

Vidéo du team BCH

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Voilà bien longtemps que je n’avais plus participé à une endurance… après 2 participations aux 24 heures des Crapauds, j’avais pris part à la 1ère édition des 24 heures des Lacs de l’Eau d’Heure, en 2005, avec une équipe de Blue Bikers, puis une dernière fois en 2006 à cette même manifestation en 24 heures solo.

Me voici donc pour la première fois sur une endurance de moins de 24 heures, en l’occurrence les 8 heures de la Cité du Verre, à Manage.

Nous voici donc inscrits en catégorie « compétition +de 40 ans ». Hé oui, les années passent plus vite qu’on ne le souhaiterait… Petite particularité, dans cette catégorie nous ne sommes que 5 équipes inscrites, et apparemment les seuls à avoir une composition mixte. En effet Thierry et moi avons en quelque sorte été « recrutés » par un autre couple vttiste : Sophie et Christophe.

Et voilà, le refrain habituel de mes derniers comptes-rendus : il a fait sec toute la semaine, mais voilà qu’on annonce des averses orageuses un peu partout en Belgique ce week-end. Décidément cela devient une habitude… Et effectivement, lorsque nous arrivons à Manage ce samedi matin vers 8 heures, on voit qu’il y a eu de fortes chutes de pluie peu avant.

Nos coéquipiers sont déjà sur place et ont retiré nos plaques de cadre ainsi que la puce électronique qui nous permettra d’être chronométrés. Deux problèmes se posent alors : le montage de la tonnelle, aimablement prêtée par mon club mais qui n’a pas le système habituel et qui ne propose qu’un mode d’emploi pour le moins succinct… et la présence de notre nouveau chien, Bono, que je n’ose laisser aller et venir dans toute cette agitation. Pour corser le tout, voilà qu’il se remet à pleuvoir… Bref, une fois venus à bout (grâce à la clairvoyance de Sophie) du montage de la tonnelle et plus ou moins bien installés, Christophe qui devait prendre le départ constate un problème de liquide de frein. Le stand d’assistance technique se décarcasse, mais le temps passant, on décide que je prendrai le départ… pas le temps de faire un tour de reconnaissance du circuit : il est déjà l’heure du briefing, puis la séance photo d’équipe, et quelques minutes après me voici déjà sous l’arche pour le départ.

Bien entendu je prends ce départ mollement, derrière tout le monde, je n’ai pas envie de bouchonner qui que ce soit. Le circuit d’environ 5 km serait très sympa et très rapide sans toute cette boue ! Je me rends compte très vite que certains sont encore moins à l’aise que moi, il faut dire que ça glisse à qui mieux mieux. D’ailleurs à la première descente, un biker malchanceux fait une chute qui lui vaut une épaule démise… cela me refroidit directement, je descends à pied. Côté parcours, celui-ci est vraiment chouette pour une endurance : une majorité de sentiers sinueux dans les bois, quelques courtes descentes type toboggan, une seule vraie côte hélas impraticable à cause de la boue… Je termine mon tour et passe le relais à Sophie. Après un tour chacun, nous décidons d’en enchaîner deux, sauf Sophie. Premier tour ça va, au deuxième tour je trouve que le terrain devient de plus en plus glissant, ce qui me vaut quelques acrobaties assez cocasses… pourtant il ne pleut pas et même, le soleil pointe le bout de son nez…

A son deuxième tour, Sophie prend son cintre dans une clôture grillagée et chute lourdement. Des bikers s’arrêtent et préviennent les secours. Lorsqu’il s’avère qu’elle est incapable de remonter sur son vélo, un de nos concurrents directs d’une équipe de + de 40 ans nous ramène la puce. Belle solidarité envers une équipe rivale, à laquelle je pense que personne n’aura rien à redire… Retour de Sophie en camionnette, direction le stand de la Croix-Rouge, verdict : entorse du genou. Elle a très mal et nous empruntons les béquilles d’un membre du club de Mazy qui a la jambe dans le plâtre mais qui est venu soutenir ses collègues, le temps pour elle d’aller jusqu’aux douches, qu’on lui mette un pansement et qu’elle revienne s’installer au campement. Pour elle la course est finie… Nous continuons donc à trois. Hélas lors de mon 5ème tour, crevaison. Il reste environ 1,5 km, que je parcours à pied. Quand j’arrive je jette un coup d’oeil au classement… la 5ème équipe + de 40 ans ne s’étant apparemment pas présentée au départ, nous sommes 4èmes, c’est à dire derniers ;-). Pas grave, on est venus pour s’amuser et si l’on cumule notre statut d’équipe mixte avec tous nos ennuis, ce résultat était inévitable…

Au moment de réparer ma crevaison, on aperçoit le fautif : un énorme clou qui est encore dans le pneu. Au moins la cause est tout de suite identifiée, cela m’évitera de devoir chercher une épine ;-). Ensuite nous alternons un tour chacun, le terrain a séché et devient, hormis un ou deux bourbiers, très roulant, donc c’est « à fond, à fond ». Fatigant pour moi qui n’ai pas l’habitude de ce genre d’effort, mais c’est payant puisque le dernier tour terminé, nous nous apercevons que malgré nos déboires nous avons repassé la 3ème équipe, et nous voilà donc 3èmes !

A la remise des prix, deuxième surprise : hormis le classement par catégories, l’organisation a fait un classement des équipes mixtes, toutes catégories confondues… et nous sommes de nouveau 3èmes… Deux podiums donc, avec le chien Bono en guest star, dans la bonne humeur générale. Il ne me reste qu’à souligner la bonne ambiance de la manifestation, le plaisir de revoir les têtes connues des randos dominicales, le côté festif barbecue-rosé… et surtout une superbe organisation, très pro, qui nous a vraiment gâtés tout au long de la journée.

Points négatifs : à part la file au bike-wash, due au circuit très boueux, je n’en vois pas…

Points positifs : organisation très pro et sympathique; excellente ambiance; circuit accessible à tous les niveaux mais néanmoins ludique; bonne infrastructure et accès aisé du site.